۱۳۸۹ اردیبهشت ۱۰, جمعه

Entre moi et mon être femme



Entr moi
et mon être femme
les hommes de dieu
tartinent leurs pains
au beurre de religion
en parlant de la noix de femme

entre moi
et mon être femme
mon corps soldé
dans des lingeries hautes gammes


entre moi
et moi, femme
tant de jacassements, ululements, crachements
sur la branche du printemps


je vais entrer dans le miroir
m'habiller du cristal
briller
ma cathédrale, femme

tahereh BAREI
extrait d'un long poème




۱۳۸۹ اردیبهشت ۹, پنجشنبه

Extraits des poèmes


Extraits


Je regarde le monde
à travers mes poumons

Ici, pas de graphologie, de chiromancie
La seule empreinte
C'est le souffle

Je vois des femmes et des hommes
Transporter leur souffle en bandoulière
Comme on porte des glaçons
à la montagne
Dans des journée chaudes

Soudain
Les persécuteurs !
Le brouhaha
Le verbe taire
Ils s'opposent à son passage au corps
Contestent qu'elle transparaisse
devienne feuille

Entre nous, le bord d'un gouffre
Un espace noir

Le jardin s'évapore dans la chaleur d'août
Tout autour bruisse :
Souffle, souffle

Dans une défeuillaison rapide
Voilà des poumons, partout

Le jardinier coupe les roses
Leurs têtes fanées
Teintées des derniers rayons du crépuscule
S'amassent, se multiplient
Dans le grand seau à ses pieds
Sombrent sans un cri

Le jardinier
Avec ses ciseaux !

Un jour avec le printemps
Avec le printemps, un jour
Les bourgeons vont éclater, blanc porcelaine
Vêtit de mes poumons, le pommier
A ouvert ses bronches frêles
Irradie le souffle embaumé

Ils m'ont ouvert la porte
Cette entrée exiguë
Qui mène au jardin fluide du souffle
Ils ont démoli les entraves
Comme de mauvaises herbes

Auxquelles on dit non


Tahereh BAREI